FRANCE

ENVIE D'ERRANCE

Bonjour à vous,
Aujourd'hui nous sommes le 22/10/2018 12:06:59.

LA CORROSION

PREMIERS CONSTATS.

La rouille, omniprésente, est le problème qui doit être traité en priorité. La cellule dans son ensemble correspond à l'aménagement que nous souhaitons. Toutefois le chauffage est inexistant, pas de circuit d'eau, de réservoir d'eau propre et usée, des doutes sur la qualité de l'isolation. Je décide donc de tout démonter et de fouiller au cœur pour dénicher les problèmes et quelque part c'est mieux ainsi car le camion n'aura plus de secrets pour moi. La dépose de l'aménagement se fait en trois jours et je suis très rapidement fixé sur l'étendue des dégâts.

corrosion
corrosion
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corrosion
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Les points de rouille repérés de l'extérieur sont, en fait, le résultat d'une infiltration d'eau venant du toit. Là se trouve une petite gouttière malheureusement étanchéifiée avec du silicone. Hors et je l'apprendrai par la suite, le silicone et la peinture ne font pas bon ménage. Celui ci n'adhère pas longtemps et à moyen terme piège l'humidité qui finit par provoquer une corrosion perforante. L'eau s’infiltre et se dépose dans les bas où elle stagne, piégée à nouveau etc.

DÉPOSE ET TRAITEMENT DE LA CELLULE

La découpe des zones gangrénées s'avère obligatoire afin d'enrayer le mal. Pour travailler correctement je suis amené à déposer la cellule, qui maintenant trône sur des palettes. Mon pauvre camion a perdu de sa superbe.

Il faut découper tout le bas sur vingt centimètres. Plusieurs solutions s'offrent à moi. Mes choix seront fonction des coûts supposaient de telle ou telle intervention. Le sablage mécanique me semblait difficile, onéreux et inefficace dans certaines zones. J'opte donc pour un sablage chimique, autrement dit par l'utilisation d'un acide phosphorique pour détruire la plus grosse partie de la rouille. Notez que l' on retrouve ce produit dans une boisson gazeuse très connue dont la couleur fait penser à l'urine d'un chien ayant la pyroplasmose…. Je sais ce n'est pas très poétique comme image mais c'est à la hauteur du liquide. Ça c'est dit...


Derrière ce traitement et parfois sans lui, j'utilise un bloqueur de rouille (FEROSE) qui permet d'enfermer l' oxydation restante dans une gangue de résine complètement hermétique. Après plusieurs couches, le métal peut rester en l'état mais accepte la soudure à l'arc.

corrosion
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J 'applique une peinture antirouille avant celle définitive. Une fois tous ces bas remis en état, un isolant polyuréthane prend sa place sur les parties qui seront inaccessibles par la suite. Les tôles neuves sont traitées et soudées par points. Un soudeur devaient venir me faire ce travail avec un poste MIG, permettant des soudures fines sans trop de déformations de la tôle. Pas de soudeur…. Après trois mois de tergiversations, je me lance. Muni d'un poste de soudure à l'arc simple je progresse à la vitesse de un mètre par jour. Le travail effectué tient certes mais ce n'est pas beau et surtout, la chaleur déforme les tôles. Au final le résultat n'est pas beau du tout. Heureusement un soudeur rencontré sur mon site internet préféré (BMH story) vient à mon secours, reprend mon travail et le termine. Il faudra quand même couvrir toutes ces parties basses avec une tôle aluminium de 25cm pour redonner un aspect correct à l'ensemble. Elle sera rivetée et collée. Avant cela, masticage et apprêtage s'imposent.

Les tôles ressoudées par points doivent maintenant être poncées et couvertes pour donner un aspect lisse. Ce masticage n'est pas étanche ni résistant. Je l'apprête donc avec un produit à base d'époxy.




Il ne suffit plus que de peindre avec un antirouille puis la peinture de finition. Après viendra la pose des tôles aluminium. La période d'attente d'un hypothétique soudeur m'a permis d'effectuer quelques petites tâches importantes, fastidieuses et délicates. Ainsi j'ai isolé tout le dessous avec la fibre de bois/chanvre que je vais aussi mettre à l'intérieur. J'ai préparé les fixations des réservoirs à travers le plancher, sur des éléments du faux châssis. D'autres éléments du même faux châssis sont déplacés et ressoudés afin d'encastrer le receveur de douche et fixer le réservoir d'eau usée. Les glissières de la trappe de liaison entre la cellule et la cabine sont soudées. Le nouveau plancher est positionné ainsi que les tasseaux sur lesquels seront vissées les planches de peuplier. Le système de collage est assuré par un mastic colle souple (c'est important à cause des déformations possibles de la cellule) et puissant. Les fenêtres déposées subissent une cure de jeunesse. Une nouvelle couleur bleu souligne les contours.




FERMETURE DE CERTAINES OUVERTURES ET REMISE EN PLACE DE LA CELLULE.

La galerie d'origine subit aussi mon courroux. Enlevée, découpée et virée, elle me permet d'avoir accès aux deux lanterneaux qui prennent la même direction que la galerie. Ils ne se justifient ni pour l'aération ni pour la luminosité et sont, par contre, cause de condensation. Ces deux ouvertures sont nettoyées et traitées avant d'être obturées. A ce stade là, je commence à me tourner vers les aménagements mais l'hiver touche à sa fin. Il va falloir repartir pour une dernière année de maraîchage donc « stand by » pour un certain temps. Rendez-vous à l'automne 2015.

ouverture lattérale condamnée
modification cellule
modification cellule
modification cellule
modification cellule
modification cellule
Septembre 2015. Le temps est passé vite, en fait. La préparation des tôles, avant peinture, touche à sa fin. Les plaques en aluminium strié sont commandées, j'en profite pour finir les derniers ponçages. Avant de remettre la cellule à sa place, il me faut terminer les dessous. C'est à dire fixer les dernières plaques d'isolant, peindre et appliquer la peinture anti-gravillons sous les passages de roues. L'arrière de la cabine a été poncé et le rail de fixation du passage cellule-cabine est en place. Le tout attend d'être apprêté et peint.
faux châssis
faux châssis
faux châssis
faux châssis
faux châssis
faux châssis
Il serait dommage de ne pas intervenir au niveau du châssis tant qu'il est accessible. C'est pour cela que je supprime un vieux câblage électrique qui traîne, dégraisse et nettoie tout ce qui peut l'être et repère les graisseurs avec une peinture jaune.

Fin septembre 2015, enfin du concret si l'on peut dire. Les plaques d'aluminium sont toutes en place. Je pensais ne faire que celles qui, par la suite, seraient inaccessibles puis m'occuper de la projection du liège. En posant la première tôle je me suis aperçu qu'une multitude de rivets représenteraient autant de ponts thermiques si je faisais cela après la projection. Donc changement de programme et mise en place de l'aluminium dans sa totalité. Cela présente bien et je suis assez satisfait du résultat esthétique.

Pour terminer cette première phase de restauration, après une année de travail, la cellule rejoins son châssis. Nous sommes le deux octobre. Maintenant commence la phase d'aménagement. OUF !!!!

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