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ENVIE D'ERRANCE

Bonjour à tous
Aujourd'hui nous sommes le 17/07/2018 09:43:04.

Nous quittons Marrakech avec soulagement. La soirée chez Rachida fût agréable une la ville quelle qu’ elle soit n’ est vraiment pas notre tasse de thé. Pourtant cette ville a des attraits qu’ il faudrait découvrir avec des personnes capables de nous faire sortir des sentiers battus. Ce court séjour dans cette ville nous permet de toucher du doigt un problème qui ne manquera pas de prendre de l’ ampleur dans l’ avenir, la cohabitation Arabes,berbères. La large sortie de ville est fluide à cette heure ci.

Au loin les sommets du haut Atlas dévoilent des résidus de la neige hivernale. Il a bien neigé cet hiver mais le manteau blanc s’ est rapidement liquéfié et la région compte énormément sur l’ eau qui résulte de la fonte des neiges. Ceci ajoute au manque d’ eau perceptible ici aussi mais moins qu' en Espagne.. Nous aurons l’ occasion d’ y revenir.

De Marrakech nous descendons Sud-Sud Est vers Aoulouz.

sortirmarrakech
sortie marrakech
Haut Atlas
route entre Marrakech et Tefraout
route entre Marrakech et Tefraout
route entre Marrakech et Tefraout
route entre Marrakech et Tefraout
route entre Marrakech et Tefraout
route entre Marrakech et Tefraout
route entre Marrakech et Tefraout
Une voie mi piste, mi ancienne route est avalée fièrement. Le dénivelé est important, une piste forestière en est le met principal. De nombreux villages de terre, tel un chapelet, égrènent les kilomètres qui défilent doucement. Habitations et murs sont bâtis en adobe (coffrages de 50cm d’ épaisseur et de longueur variable, dans lesquels une terre légèrement humide est tassée). Sur certaines photos on devine bien les couches. Ce genre de construction existait aussi chez nous il n’ y a pas si longtemps. De retour sur la route nous grimpons tranquillement jusqu’ à 1500m et croisons des barrages, des Aguadirs (grenier à grain), des mosquées en adobe, parfois du 12éme siècle.
vers Tidouine
vers Tidouine
vers Tidouine
vers Tidouine
vers Tidouine
vers Tidouine
vers Tidouine
vers Tidouine
vers Tidouine
vers Tidouine
Les versants sont à pic et restent impressionnants. Nous sommes à l’ Ouest de Taliouine. Le convoi s’ enfonce toujours plus au Sud vers Tafraout où nous retrouvons un couple d’ amis.

Nous allons fréquenter de plus en plus souvent les campings, pour un peu plus de confort et parce que le prix reste dérisoire, faisant ainsi fonctionner le commerce local. Le convoi compte, maintenant trois véhicules disparates. Un vw synchro 4x4 vrai tout terrain, un mercedes 2 roues motrices en plein remodelage esthétique au Maroc et le gros que certains ont baptisé « Helmut ». Tafraout est remarquable pour ses arganiers dont on tire l’ huile, ses rochers de granit rose en perpétuel équilibre et ses babouches. Babouche Berbère à ne pas confondre avec la babouche Arabe. L’ une à le bout arrondi l’ autre pas.

piste vers Tafraout
piste vers Tafraout
piste vers Tafraout
piste vers Tafraout
piste vers Tafraout
piste vers Tafraout
piste vers Tafraout
piste vers Tafraout
piste vers Tafraout
piste vers Tafraout
Sur le marché nous cherchons de l’ huile d’ argan. Un petit magasin attire notre attention. Ici, trois générations travaillent ensemble. La grand-mère au visage fin, au yeux de braise, torréfiant les amendes décortiquées. La mère souriante, triant les amendes avant torréfaction et la fille chargée d’ expliquer comment l’ on tire l’ huile de ce fruit étrange. Elle parle français, anglais, espagnol, arabe et bien sûr berbère. Elle nous explique avoir appris ces langues en discutant avec les touristes.
Tafraout
Tafraout
Tafraout
Tafraout
Tafraout
Tafraout
Tafraout
Tafraout
Tafraout
Tafraout
Tafraout



Les arganiers se font de plus en plus présents, régulièrement élagués par des troupeaux de chèvres. Le relief s’ élève, vertical, acéré.

Une petite route nous mène dans un endroit paradisiaque. A chaque virage le spectacle est au rendez-vous et enfin nous nous engageons dans les gorges d’ Ait Mansour. Autour, un univers minéral, rude et là un havre de douceur, de paix où l’ eau abonde.
première piste dure
première piste dure
première piste dure
première piste dure
première piste dure
première piste dure
première piste dure
première piste dure
première piste dure
première piste dure
première piste dure

Ce moment délicieux précède une piste dans un premier espace désertique. Pendant quelques jours le sahara sera notre univers. Mélange étrange de beauté et de rudesse. Cette piste serpente dans un univers rocailleux et le camion n’y est pas à son aise. Ses suspensions dures mettent nos fessiers à rude épreuve. Il est vrai que je ne ménage pas « helmut ». Lui est à son aise. A aucun moment sa mécanique n’ est mise à mal. Il est juste dur et nous en subissons les conséquences. La cellule secouée de toute part, vrillée parfois, encaisse sans problème. Il faudra juste penser à mieux arrimer certains accessoires et surtout rouler plus doucement. Nous accueillons la route avec grand plaisir, nous dirigeons vers Tata sans nous douter de ce que le lendemain sera fait.

La chaleur commence à devenir pesante, nous nous approchons des 35 à 40 degrés à l’ ombre. Notre chienne, Kally, commence à accuser le coup d’ autant que ses journées se ressemblent. Au programme défoulement du matin, somnolence aux pieds de Bernadette dans la journée, repas du soir, beaucoup boire et dodo. Nos amis nous quittent et nous nous retrouvons à deux véhicules sur la piste qui mène au lac Iriki. Au programme chemin de gravier que le gros avale sans broncher, cailloux de plus en plus gros sans problèmes pour sa carcasse mais pas pour les nôtres. Il faut ralentir, ralentir encore, éviter la piste, rouler au large là où c’ est plus mou. Nous entrons en zone militaire. Depuis quelques années une bande de quelques kilomètres de large est sous contrôle. L’ insécurité due au terrorisme, aux clandestins migrants vers l’ Europe font de cette région frontalière avec l’ Algérie, une zone sensible.

seconde piste dure
seconde piste dure
seconde piste dure
seconde piste dure
seconde piste dure
seconde piste dure
seconde piste dure
seconde piste dure
seconde piste dure
seconde piste dure
seconde piste dure
Après plusieurs contrôles et le feu vert d’ une autorité lointaine, nous nous engageons. Cela fait plus de deux heures que nous avons passé le point de contrôle et plus de trois que nous sommes sur cette piste infernale. Bandes de cailloux et regs se succèdent puis arrivent les ergs sableux. Le camion peine, le sable forme un coin devant les roues. Il faudrait dégonfler. Il aurait fallu… le sable devient du fechfech, sorte de poudre de sable ressemblant à de la farine. S’ en est trop pour le camion qui plante net. Je n’ insiste surtout pas et parvient à reculer de 20 mètres et re plantage. Là je n’ ai plus d’ autre solution que de dégonfler. Comme je n’ ai pas insisté, les roues restent en surface. Cet ensablage n’ est pas impressionnant sur les photos mais il est réel. Heureusement nous nous sortons de ce mauvais pas. Il ne reste plus qu’ à faire demi tour et sortir de la zone militaire interdite de nuit. Trois heures plus tard c’ est le bivouac.
dernière piste avec ensablage
dernière piste avec ensablage
dernière piste avec ensablage
dernière piste avec ensablage
dernière piste avec ensablage
dernière piste avec ensablage
dernière piste avec ensablage
dernière piste avec ensablage
dernière piste avec ensablage

Nous décidons de terminer là les essais sur piste. Tout à bien tenu, il restera juste à rectifier certaines choses plus tard. Pour nous cette séance de « secouez_moi » n’ a pas été une partie de plaisir. C’ était, certes, nécessaire mais suffisant. A partir de maintenant nous resterons sur les routes ou les pistes convenables comme nous le ferons durant nos courses lointaines. De retour sur la route après le bivouac, c’ est au vw de nos amis de se manifester. Le galet tendeur de l’ alternateur à lâché. Après maintes tentatives de réparation, « Helmut » est chargé de tirer le malade jusqu’ à Foum Zguid à 35 km.

Voici une deuxième étape qui se termine. Demain le convoi partira vers l’ Est, vers Zagora, Tazzarine ou nous rencontrerons un paysan reconverti dans le tourisme après deux épisodes de sécheresse. Nous arriverons prés des dunes de sable de Merzouga par 44 degrés à l’ ombre. Puis s' amorcera un retour qui nous verra faire à nouveau escale à "Azrou" au 'camping des cerisiers' en pleine récolte. A « Moulay-Bousseilham » nous retrouverons Hassan et ses langoustes, mais tout cela c' est pour la prochaine fois...

 bivouac désert
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